Le site de baignade du Petit Rocher se trouve sur la rivière Beaume entre les communes de Joyeuse et Rosières. Un barrage y a été installé en 1972 pour créer un plan d’eau en période estivale par la mise en place de palplanches retirées en dehors de la saison de baignade. La crue de 1992 a emporté une partie de l’ouvrage et depuis cette date, la commune de Joyeuse procède à la fermeture annuelle du barrage à l’aide de galets de rivière. Cette intervention présente l’inconvénient de fortement impacter le milieu naturel, deux fois par an. Par ailleurs, elle empêche la circulation des poissons pendant la période estivale au cours de laquelle la faune a besoin de se déplacer à la recherche d’eaux plus fraîches.

A compter de septembre 2023, l’intervention annuelle ne sera plus autorisée, la continuité écologique devant être respectée toute l’année.

Pour respecter la réglementation, le projet, tel qu’inscrit dans le contrat de rivière Beaume-Drobie 2015-2021, prévoie un barrage mobile permettant d’avoir un plan d’eau en été et de l’ouvrir hors saison afin d’éviter l’engravement du plan d’eau. Une passe à poissons est nécessaire pour assurer la continuité écologique pendant la période de fermeture du barrage. Ce projet prévoit aussi de sécuriser le caractère public de la plage (achat des parcelles ou conventionnement avec les propriétaires privés) et de poursuivre tous les aménagements nécessaires à une plage de qualité (poste de secours toilettes, panneaux d’information, surveillance de baignade, poubelles…).

Ce lundi 1er mars, les élus des communes de Joyeuse et Rosières, de la Communauté de communes du Pays Beaume-Drobie et de l’Etablissement Public Territorial du Bassin versant de l’Ardèche (EPTB Ardèche), se sont réunis pour relancer les réflexions.

Depuis une dizaine d’années, l’EPTB Ardèche a déjà apporté son expertise technique pour l’aménagement de plusieurs plages publiques du bassin versant de l’Ardèche (Antraigue, La Souche, Lalevade, Balazuc, Salavas. Ici aussi, il accompagnera donc les collectivités dans l’objectif de permettre à tous les baigneurs, estivants et locaux, de profiter durablement d’une eau de très bonne qualité tout en préservant la rivière et sa biodiversité.

Les discussions actuelles concernent le portage du projet, la maîtrise foncière des parcelles concernées et le financement des travaux estimés à 500 000 € environ.